Baies de Troène à partager avec les oiseaux
Au coeur de l'hiver, si fleurs et feuilles se font rares, les baies de troène sont une source tinctoriale que j'affectionne particulièrement.
Dans mon jardin je récolte directement les grappes des troènes de Chine. Cette espèce, plutôt envahissante, s'est invitée spontanément à la Cernailla et forme aujourd'hui un joli bosquet.
Les baies y sont généralement abondantes, mais en cueilleuse raisonnable je me dois d'en laisser suffisamment pour les oiseaux, et particulièrement en ce moment où les températures sont négatives...
Après macération dans l'eau quelques jours, il suffit de les écraser grossièrement, de les chauffer (sans les faire bouillir) puis d'en filtrer le jus pour obtenir des bleu-gris-vert sur mes tissus mordancés.
Attention à la toxicité de ces petits fruits, surtout auprès des enfants. Et pour les teinturières en herbe : penser à vous laver les mains après leur manipulation.
Et quand reviendra l'été, les fleurs des troènes de Chine embaumeront une grande partie du jardin de leur parfum très puissant.